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Le CRSNG présente 2 minutes avec
Line Rochefort
Département de phytologie,
Université Laval


Résumé

Titre de la vidéo

2 minutes avec Line Rochefort

Auteur

Division des communications du CRSNG

Durée

3:17

Date de diffusion

le 4 novembre 2013

Description

Line Rochefort est titulaire de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en aménagement des tourbières et professeure au Département de phytologie de l’Université Laval. Elle est diplômée de l’Université Laval, de la University of Alberta et de la Cambridge University. Chef de file d’avant-garde et lauréate de multiples prix en écologie de la restauration des espaces naturels, elle a fondé le Groupe de recherche en écologie des tourbières en 1993 et a dirigé de nombreuses collaborations de recherche fructueuses avec l’industrie et avec des partenaires des gouvernements fédéral et provinciaux. Bien que Mme Rochefort soit parfaitement consciente de la difficulté de rétablir les systèmes perturbés à un état naturel viable, ses collègues et elle ont contribué à placer le Canada en position de chef de file en élaborant de nouvelles stratégies pour aménager et régénérer les tourbières boréales.


Transcription
Line Rochefort

La tourbe, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, que ce soit du gazon qu'on utilise pour les gazons, c'est des dépôts de matières organiques, puis, au Canada, c'est surtout des mousses qui se sont accumulées, qui se sont partiellement décomposées, puis qui se sont accumulées sur des milliers d'années pour faire des dépôts qui peuvent avoir en moyenne quatre, cinq, six mètres d'épais, mais on en a qui ont jusqu'à dix, onze mètres d'épais.

Ces milieux humides-là ne couvrent peut-être qu'environ trois pour cent de la surface terrestre, mais les services écologiques qu'on peut obtenir avec ces tourbières-là sont très grands.

Au Canada, on est très, très riche en tourbières. On possède un tiers de la superficie des tourbières au monde. Mais, ce qui est préoccupant quand même pour celles qui sont au Nord, c'est – je dirais que la préoccupation se situe à deux niveaux : un qui est relié avec le réchauffement climatique. Parce qu'avec le réchauffement global, on a ces dépôts-là qui vont peut-être se mettre à plus se décomposer, à relâcher plus de carbone dans l'atmosphère. Et l'autre point, c'est qu'on a beaucoup d'activités économiques qui montent maintenant dans le Nord – de plus en plus d'activités minières, d'extraction de ressources de tous genres.

Au Canada, on est un groupe de recherche parmi les premiers à étudier l'écologie des mousses en phase de recolonisation ou de régénération. Comment on s'y prend pour restaurer une tourbière lorsqu'on arrive à un site? Habituellement, les sites ont été abandonnés quelques années. Il faut vraiment rafraîchir la surface. On met tout le substrat bien à nu pour se débarrasser de la croûte biologique qui empêcherait nos mousses d'avoir contact avec l'eau du sous-sol.

Ensuite, on récolte du matériel dans des tourbières qui vont soit être détruites ou, quand on le prend de manière très superficielle, on a besoin juste des premiers cinq centimètres.

La troisième étape, on doit recouvrir ces mousses-là, qui n'ont pas de racines, pas d'habiletés à se protéger contre la dessiccation, d'un paillis de paille.

Et la dernière étape, on procède au remouillage de la tourbière en rebloquant les anciens systèmes de drainage qu'il pourrait y avoir.

Le financement que j'ai obtenu par le CRSNG, je dirais que le plus important a peut-être été le programme de partenariats. Et ça a permis de développer vraiment un groupe de recherche pancanadien. Ça nous a permis vraiment de devenir les leaders mondiaux. On peut dire qu'en restauration de tourbières, tout le monde vient nous voir. On a beaucoup de demandes en consultation internationale ou même pour faire des projets de recherche à l'international.

Le fait de pouvoir travailler comme ça, en partenariat avec l'industrie, ça nous permet de solutionner plus rapidement des problèmes pratico-pratiques, parce qu'on allie l'expertise, des années d'expérience à travailler dans des milieux qui sont mous de terrain, mais de pouvoir faire une mise à l'échelle qu'on ne serait pas capable de faire, juste un groupe de chercheurs avec des étudiants gradués, à l'intérieur d'un laboratoire expérimental qu'on pourrait développer dans une université donnée.

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